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MiR-1248: a new prognostic biomarker able to identify supratentorial hemispheric pediatric low-grade gliomas patients associated with progression

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Cet article de recherche translationnelle a été réalisé dans le cadre d’un projet collaboratif européen du SIOP-LGG (International Society of Paediatric Oncology–Low Grade Glioma), qui est un groupe de travail européen dédié aux gliomes péadiatrique de bas grades et qui regroupe des équipes italiennes (Rome), allemandes (Heidelberg) et françaises (Marseille – Pr . D. Figarella-Branger).

Ces gliomes de bas grades peuvent être traités dans la majorité des cas par une résection chirurgicale complète, avec un excellent pronostic à long terme. Toutefois, certains gliomes pédiatriques supratentoriels n’ayant pas pu bénéficier d’une résection chirurgicale complète du fait de leur localisation peuvent récidiver (30% des cas), compromettant de fait le pronostic du patient qui devra de plus recevoir chimiothérapie et/ou radiothérapie adjuvantes. Il est donc crucial d’identifier au plus tôt les jeunes patients dont la tumeur résiduelle risque de progresser afin d’anticiper et d’optimiser leur prise en charge.

Cette étude rapporte la mise en évidence de marqueurs spécifiques prédictifs de la progression de ces tumeurs supratentorielles opérées de manière incomplète. Elles présenteraient des taux particuliers de certains microARN. Ces microARN sont des régulateurs de gènes. Chez l’homme, plus de 2500 microARN ont été répertoriés à ce jour. Ce mécanisme de contrôle de l’expression des gènes est l’objet de perturbations importantes dans un contexte pathologique où des dérégulations de l’expression de ces microARN sont fréquemment observées.

Dans les tumeurs supratentorielles pouvant récidiver, des taux plus élevés de micro-ARN miR-1248 associés à des taux plus bas de miR-376a-3p et de miR-888-5p ont été identifiés.

Ces biomarqueurs spécifiques devraient permettre de stratifier ces jeunes patients en fonction de leur risque suite à une résection chirurgicale incomplète de leur tumeur, et aider l’orientation des choix thérapeutiques pour optimiser leur prise en charge et leur éviter dans la mesure du possible des cycles répétés de traitement avec parfois des effets secondaires associés.