Dans une étude précédente, notre consortium en Neuro-oncologie du CHU Timone a recherché et mis en évidence un biomarqueur prédictif de la réponse de patients atteints de glioblastomes et traités par anti-angiogénique (bevacizumab) à la rechute. En effet, nous avons montré qu’un taux plasmatique initialement faible de MMP9 était significativement corrélé à la réponse au bevacizumab, à la survie sans progression et à la survie globale des patients porteurs d’un glioblastome récidivant.
Dans la continuité de l’essai clinique AVAglio, ayant évalué le bevacizumab chez des patients porteurs de glioblastome, nous avons réalisé cette étude ayant pour but d'évaluer la valeur prédictive de MMP9 dans un essai de phase III randomisé chez des patients cette fois atteints de glioblastome nouvellement diagnostiqué et d’identifier quelles cellules, au sein de la tumeur, exprimaient ce marqueur d’intérêt.
Les résultats ont confirmé que le taux de MMP9 diminuait dans le plasma des patients après la résection tumorale, et que les patients avec un faible taux de MMP9 répondaient mieux au bevacizumab. Pour la prise en charge des patients nouvellement diagnostiqués pour un glioblastome, il paraît donc intéressant de doser leur taux plasmatique de MMP9 afin de prédire leur réponse au bevacizumab.
De plus, nous avons montré qu’au sein de la tumeur le marqueur MMP9 était libéré par une population particulière de cellules du système immunitaire, les neutrophiles infiltrant la tumeur. Ces cellules pourraient être responsables de la résistance des glioblastomes aux traitements anti-angiogéniques, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives thérapeutiques
