Les tumeurs cérébrales

Il existe un grand nombre de tumeurs du cerveau différentes. Selon leur localisation, leur taille et leur agressivité, c’est-à-dire la vitesse à laquelle elles se développent, ces tumeurs n’entraînent pas les mêmes symptômes et n’ont pas la même gravité.

Qu'est-ce qu'une tumeur du cerveau ?

Une tumeur est une masse plus ou moins volumineuse due à une multiplication anormale de cellules.

On appelle tumeur du cerveau toutes les tumeurs qui se développent à l’intérieur du crâne. Elles peuvent se développer dans n’importe quelle zone du cerveau : les hémisphères, le cervelet, le tronc cérébral, l’hypophyse, etc

Pourquoi se développe-t-elle ?

Il arrive que certaines cellules se modifient et continuent à se multiplier au lieu de disparaître naturellement. Elles se multiplient alors jusqu’à former une tumeur.

Actuellement, on ne peut pas définir pourquoi une tumeur cérébrale se développe à un moment donné chez une personne.

De nombreuses études scientifiques ont été menées ou sont en cours, pour tenter de déterminer les facteurs qui favorisent l’apparition d’une tumeur au niveau du cerveau. On parle de facteurs de risques.

Trois types de facteurs de risques sont étudiés : les risques liés à l’environnement, à l’hérédité et aux virus.

- Environnementaux : rayonnements ionisants, radiofréquences, pétrochimie, pesticides, ...

- Viraux : le virus du Sida, qui entraine une immunodépression, peut favoriser l'apparition d'un lymphome cérébral,

- Héréditaires : dans de rares cas, les tumeurs cérébrales se développent en relation avec des maladies familiales génétiquement transmissibles comme la neurofibromatose.

Cancer primitif ou secondaire ?

Les cancers primitifs correspondent à des tumeurs qui se développent à partir de cellules du cerveau.

Les cancers secondaires, ou métastases, sont des tumeurs qui se développent dans le cerveau mais dont l'origine est un cancer situé dans une autre partie du corps (poumon, sein). Le traitement des métastases dépend des traitements reçus pour le premier cancer.

Comment établit-on le diagnostic ?

Les symptômes amènent le patient à consulter son médecin. Celui-ci, après un examen clinique et neurologique, prescrit en général une IRM cérébrale ou un scanner cérébral quand l'IRM n'est pas possible à réaliser (lorsque le patient est porteur d'un pace maker par exemple).

Le patient est ensuite orienté vers un neurochirurgien qui pratiquera une biopsie à visée diagnostique, et quand cela est possible, une exérèse pour enlever au maximum la tumeur.

Un fragment de tumeur est envoyé dans le service d'anatomo-pathologie pour déterminer le type histologique et le grade de la tumeur.

Quels sont les symptômes ?

Les signes et les symptômes d’une tumeur au cerveau sont très variables et dépendent de la taille, de la localisation et du taux de croissance de la tumeur.

Les plus fréquents sont : 

- Les crises d'épilepsie qui sont dues à des décharges anormales des cellules du cerveau,

- Les maux de tête parfois accompagnés de nausées et de vomissements qui sont dus à une hypertension intracrânienne,

- Des troubles fonctionnels, directement liés à la localisation de la tumeur et aux fonctions gérées dans cette zone du cerveau. Ce peut être des troubles de la vision, des modifications de la personnalité

Qu'est-ce que le grade d'une tumeur ?

Les tumeurs cérébrales sont classées de I à IV selon leur degré d'agressivité.

Le grade I correspond à des tumeurs non cancéreuses. Ce sont les moins agressives.

Le grade IV correspond aux tumeurs les plus agressives (développement et risque de récidive plus importants).

Quels sont les types histologiques ?

Le type histologique dépend du type de cellules à partir duquel la tumeur s'est développée.

Dans le cerveau, 90% des cellules sont des cellules gliales (astrocytes, oligodendrocytes).

Quand la tumeur se développe à partir des cellules gliales, on parle alors de gliome.

Si elle se développe à partir des cellules qui constituent les méninges, on parle alors de méningiome.

Quel va être mon suivi médical ?

Il dépend du type de tumeur dont vous êtes atteint et des traitements que vous allez recevoir.

Vous serez vu régulièrement par un oncologue qui procédera à un examen clinique et neurologique.

Il vous sera demandé de passer des IRM cérébrales pour que le médecin puisse évaluer votre tumeur. Il pourra également vous prescrire d'autres examens : électro-encéphalogramme, TEP scanner, ponction lombaire, examen ophtalmologique, ...

Pendant la phase de traitement, il vous sera demandé de pratiquer régulièrement des bilans sanguins pour surveiller les plaquettes, les globules rouges, les globules blancs et d'autres constituants du sang.

Qui va décider de mon traitement ?

Tous les dossiers des patients sont présentés et discutés lors d'une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) qui regroupe des professionnels de santé de différentes disciplines (neuro oncologue, neurochirurgien, radiothérapeute, anatomopathologiste, radiologue, ...).

Les options de traitement des tumeurs cérébrales dépendent du type de tumeur cérébrale,de sa taille et de sa localisation, de l’âge et de l’état général du patient.

 

  • Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le guide des tumeurs du cerveau édité par l'Institut National du Cancer.

Témoignages

  • Nourreddine B.

    Les stigmates de ma maladie cérébrale que la médecine ne maîtrise pas totalement

    Je vais essayer de décrire ma maladie nommée tumeur cérébrale, je préfère ce terme plutôt que celui de je meurs. Elle aurait été plus difficile à prononcer…

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  • Céline L.

    Quand nous naissons, une horloge commence déjà à tourner pour la fin. Mais lorsque l'on devient le malheureux propriétaire d'une tumeur cérébrale comme moi, mon horloge s'est mise à s'activer plus vite que celles des autres ... Et, malgré tous les traitements, cette souffrance et cette rage sont continuelles. Une même question...

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  • Ophélie B.

    “Il était une fois mon Combat !”

    Tout commença ce fameux 11.07.2014, suite à de nombreux maux de tête et vomissements, j’ai insisté auprès du troisième médecin pour la prescription d’une IRM de contrôle !

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  • Gaston

    Je prends la liberté d’écrire pour vous communiquer le résultat obtenu après le traitement appliqué par l’équipe pluridisciplinaire du professeur CHINOT.

    J’ai abordé ma première chimio comme le début de ma guérison,l’envie de guérir est devenue pour moi une priorité. Il était alors important de disposer ...

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  • Lucienne S.

    Aujourd’hui, je viens m’adresser à toutes les personnes qui ont été, comme moi, touchées par la maladie. Voilà mon histoire.

    Voilà va faire 3 ans que j’ai été soudain frappée d’une grande fatigue générale. Mes enfants se sont inquiétés. Moi, si active, j’étais devenue bonne à rien...

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